La juste reconnaissance de deux ans d’efforts des salariés au cœur des négociations salariales | N°128 Traits d’Union | janvier 2022

Alors que nous sommes toujours dans une réelle incertitude sanitaire, les Nao reviennent sur le devant de la scène.

Édito

Les NAO interviennent dans un contexte particulier de crise sanitaire qui dure et perturbe l’ensemble des secteurs mais elles s’inscrivent également dans une période de remise en cause des organisations du travail, avec, entre autres, l’arrivée de jeunes générations attentives, à la fois, à un pouvoir d’achat décent mais également à une relation différente au travail, pour laquelle la qualité de vie personnelle s’évalue tout autant que la qualité de vie professionnelle.

Éclairage

La prise de position du président du Medef dans les médias, mi-novembre, est dans tous les esprits : les salariés du privé, a-t-il déclaré, attendent une juste récompense après deux ans d’efforts. Le gouvernement, de son côté, fait pression sur les entreprises et les branches pour que les salaires soient revus à la hausse alors même que de nombreuses filières font face à des difficultés de recrutement. Un alignement des planètes idéal pour des Négociations annuelles obligatoires (Nao) fructueuses ?

C’est vrai que le contexte macroéconomique est très favorable. La convergence des positions patronales et politiques, la baisse du chômage, la croissance plus forte que prévu, la reprise de l’inflation, l’indice CAC 40 à 7 000 points, le niveau record des dividendes mondiaux au troisième trimestre 2021…

L’actu juridique avec Atlantes Avocats

Un syndicat qui a signé un protocole d’accord préélectoral (PAP) ou a présenté des candidats sans émettre de réserves ne peut pas contester la validité du PAP et demander l’annulation des élections

Ainsi, un syndicat ayant pris part à une élection professionnelle peut-il légitimement en demander l’annulation après proclamation des résultats de celle-ci, en invoquant une méconnaissance par le PAP de règles d’ordre public ?

Cass. soc., 24 nov. 2021, n° 20-20.962.

<