Comment penser l’emploi des seniors en entreprise avec la réforme des retraites ? | Traits d’Union N° 152 | Mars 2024

Six mois après la mise en œuvre de la réforme des retraites, les entreprises doivent désormais compter sur le maintien en emploi de publics qu’elles accompagnaient plutôt vers la retraite en raison de leur âge.

Édito

Et maintenant ? Six mois après la mise en œuvre de la réforme des retraites, les entreprises doivent désormais compter sur le maintien en emploi de publics qu’elles accompagnaient plutôt vers la retraite en raison de leur âge. Certaines revoient leur accord senior. D’autres se trouvent confrontées à la nécessité de décaler des recrutements de plus jeunes générations. D’autres enfin peuvent être amenées à devoir gérer quatre générations aux us et coutumes de travail parfois très éloignés.

Éclairage

Hausse du nombre de trimestres travaillés, hausse de l’âge de départ en retraite : comment les entreprises intègrent-elles ces nouveaux enjeux ? Comment pensent-elles l’emploi senior, alors qu’en France, le taux d’emploi des 60-64 ans est l’un des plus faibles d’Europe, de l’ordre de 33%, contre 46% pour la zone euro ?

Aujourd’hui on considère trop souvent qu’à 45 ans, le salarié est au sommet de son parcours professionnel et que la suite de sa carrière sera forcément déclinante. Il est nécessaire de revoir les étapes de la vie professionnelle et, plus que jamais, de réfléchir en termes de parcours, avec des leviers d’engagement spécifiques à chaque étape.

L’actu juridique avec Atlantes Avocats

Motif économique de licenciement reposant sur une baisse d’indicateurs : il faut tenir compte de trimestres complets précédents la date du licenciement et la distribution de participation ne démontre pas l’absence de difficultés économiques

Depuis 2018, la définition du motif économique de licenciement donnée à l’article L. 1233-3 du code du travail mentionne que les difficultés économiques peuvent être caractérisées notamment par l’évolution significative d’au moins un indicateur économique tel qu’une baisse des commandes ou du chiffre d’affaires, des pertes d’exploitation ou une dégradation de la trésorerie ou de l’excédent brut d’exploitation.

CA Dijon 21 décembre 2023 n° 22/00188

2024-03-07T13:58:14+01:00