Posté le Mercredi 12 septembre 2018 |
Maria Le Calvez |

Les limites du dispositif de prévention du risque chimique

Malgré la disponibilité de l’information en entreprise sur la toxicité des substances chimiques, les actions menées pour limiter l’exposition des salariés se révèlent insuffisantes au regard des statistiques de la Dares sur les maladies et cancers professionnels. Comment expliquer ce décalage ?
Les limites du dispositif de prévention du risque chimique

Les entreprises ont mis en place un dispositif d’évaluation des risques et des indicateurs de suivi de l’exposition individuelle. Ce dispositif leur permet de disposer d’informations sur le risque mais il occulte, d’une part, la dimension du travail réel selon ses situations exposantes et, d’autre part, les facteurs aggravant et favorisant l’exposition. Le constat de l’analyse est dès le départ biaisé, car il ne rend compte que d’une partie de l’information nécessaire au suivi réel de la santé au travail. Parmi les indicateurs utilisés par les entreprises figure celui permettant d’évaluer le niveau d’exposition « externe » (par opposition à l’évaluation d’exposition interne par analyse de sang, d’urine…) du salarié à une substance ou à un agent chimique (VLEP Valeur limite d’exposition professionnelle). Cependant, cet indicateur n’englobe pas toutes les dimensions de la réalité de l’exposition au risque. Comment agir pour combler les limites de cet indicateur de référence et apporter des informations fiables ? 

Maria Le Calvez, référente nationale chez SECAFI pour les risques physiques, propose une démarche en trois temps pour améliorer la prévention du risque chimique en entreprise. Ce poster a été présenté à l'occasion du 35ème congrès de médecine et santé au travail qui s'est tenu à Marseille du 5 au 8 juin 2018.

poster sur les risques chimiques

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