Accueil > Newsletter > Traits d'Union n°7 > Edito
L’absentéisme. Il suffit de lâcher le mot pour qu’immédiatement surgissent ceux de problèmes, voire de fléau…Chacun y projettera ses préjugés, laissant flotter un sentiment de culpabilité chez les absents et de malaise chez les présents.
Régulièrement, les journaux décernent à la France le titre de championne d’Europe de l’absentéisme, en oubliant de rappeler qu’elle est championne du Monde de la productivité horaire du travail : l’on peut légitimement suggérer un lien entre les deux ! Pourquoi oublie-t-on de signaler que plus les emplois sont qualifiés, moins l’on constate d'arrêts maladie ? Comment expliquer les écarts de taux d’absentéisme entre la Chimie et l’Électronique ?
Il faut donc aller au-delà des clichés, disséquer les causes et débusquer ce que l’absence a à nous dire.
Oui, l’absentéisme peut traduire de l’évitement. Mais en creux, il exprimera des conditions de travail difficiles, des situations fréquentes de stress ou un manque de considération managériale.
Commence alors le travail, avec les experts de Secafi, d’exploration de pistes d’action et de prévention s’attaquant aux causes plutôt qu’au symptôme.
Car les absents n’ont pas toujours tort…
Bonne lecture !