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Vu pour vous
Santé et sécurité au travail : + 2,20 euros pour chaque euro investi dans la prévention, par année et par salarié*
« Des conditions de travail sûres et salubres sont essentielles pour l’employabilité et la sécurité sociale de la population ». C’est par ces mots on ne peut plus clairs que l’Aiss (Association internationale de la sécurité sociale) introduit l’étude qu’elle a publiée avant le XIXe Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail, qui s’est tenu des 11 au 15 septembre derniers, à Istanbul. Cette étude, il est important de le souligner, compte tenu des enseignements qu’elle émet, a été réalisée avec l’Assurance sociale allemande des accidents de travail et maladies professionnelles ainsi que la Caisse d’assurance maladie allemande contre les accidents professionnels dans les secteurs de l’énergie, du textile, de l’électricité et des produits des médias.
Quels sont les principaux investissements de cette étude ? Regards de Secafi, expert agréé CHSCT
Si besoin était nécessaire, l’étude de l’Aiss en apporte la preuve : « Des investissements plus importants dans les stratégies de prévention en milieu de travail contribuent à améliorer les indicateurs relatifs à la santé de l’individu, les résultats économiques des entreprises et la viabilité des systèmes de sécurité sociale ». Et pour parvenir à de bons résultats, l’étude constate qu’il y a plusieurs éléments à respecter :
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La mise en mouvement de plusieurs acteurs, parmi lesquels, au niveau international, la Commission spéciale de prévention de l’Aiss et ses 12 comités internationaux, dont l’étude souligne le rôle de premier ordre. En tant qu’expert agréé auprès des CHSCT, nous y ajoutons naturellement, pour le plan national, ces acteurs de premier rang que sont les représentants du personnel, l’inspection du travail, la médecine du travail, les psychologues du travail avec lesquels Secafi travaille quotidiennement et qui participent de cette mise en mouvement, effectivement essentielle pour mieux prévenir la santé et la sécurité au travail ;
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La vérité concernant le coût du rendement de la prévention : l’étude de l’Aiss met à mal l’idée selon investir dans la prévention « constitue pour les entreprises des coûts imposés réduisant leur compétitivité ». Comme le n°1 de Traits d’Union le soulignait déjà - en avril 2010 -, il n’en est rien. Chiffres et bilan à l’appui, l’Aiss estime en effet « le ratio moyen des coûts/bénéfices d’un investissement de prévention à 1:2,2 bien établi ». C'est-à-dire que, pour un euro investi en prévention, l’entreprise peut espérer un retour de 2,2 euros…
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La promotion de lieux de travail plus salubres et plus sûrs, gage de « moins de rotation de personnel, moins d’absences dues à la maladie et d’une réduction des cotisations à l’assurance contre les maladies ».
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La mise en place de financements de stratégies et de programmes de prévention sur le long terme, comme ceux soutenus par les régimes d’assurance allemands, avec des résultats indéniables. Ainsi, souligne l’étude, « au niveau sociétal, les programmes de sécurité sociale évitent les risques de perte en absorbant les chocs économiques et sociaux et soutiennent de façon proactive le redressement économique et l’emploi. Au niveau individuel, les mesures de prévention favorisent le bien-être et sont essentielles pour une vie saine et active. »
*La prévention est bénéfique à la santé et aux affaires, Perspectives en politique sociale, rapport de recherche de l’AISS – Septembre 2011.