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Edito

Entreprise qui rit, entreprise qui pleure... Les salariés ne sont pas logés à la même enseigne. La crise fait basculer beaucoup d’entreprises dans les difficultés ou même la défaillance tandis que d’autres affichent une santé insolente dont les actionnaires sont les premiers bénéficiaires.

Toutefois, la défaillance ne signifie pas la mort de l’entreprise. C’est une période délicate qui s’ouvre et au cours de laquelle les élus doivent jouer tout leur rôle, y compris pour donner leur avis sur les éventuels repreneurs.

C’est un processus lourd et éprouvant, durant lequel les institutions représentatives du personnel sont confrontées à des choix difficiles entre des différentes stratégies des repreneurs, dont il s’agit d’apprécier non seulement la pertinence des plans de reprise mais également la crédibilité des engagements, notamment vis-à-vis des salariés.

Mais cette vigilance doit aussi être exercée, dans des schémas nettement plus favorables. Ainsi la prime dividendes : l’on s’attendait à des primes d’un très bon niveau puisque seules les entreprises qui ont augmenté leurs dividendes y étaient tenues. Or, dans les PME, c’est la douche froide car très peu d’accords ont été signés. Dans les groupes, nos premiers calculs donnent une moyenne de 350 €, là où la loi permettait  de verser jusqu’à 1 200 € en exonération de cotisations sociales. Nous avons même vu un chantage à l’accord unanime ou des tentatives de substituer la prime aux NAO.

Le combat pour le pouvoir d’achat dans les entreprises sera rude, raison de plus pour s’y préparer.

Bonne lecture.

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