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Conciliation, Redressement judiciaire, sauvegarde, liquidation, administrateur, période d’observation… La plongée dans l’univers des difficultés et, plus particulièrement, de la défaillance d’entreprise est une véritable épreuve pour les salariés et leurs représentants. Et ce, d’autant qu’elle est souvent brutale et rapide. « Tout d’un coup, les élus sont plongés dans une procédure amiable ou collective complexe, observe Alain Simonazzi, responsable du département Redressement d’entreprises chez Secafi. C’est une situation très particulière à laquelle ils sont – et pour cause – rarement préparés, et ils se retrouvent avec de très lourdes responsabilités puisque le Tribunal de Commerce tient compte de leur avis sur toutes les étapes importantes de la procédure, notamment sur les éventuels repreneurs ». Le recours à un expert rompu aux arcanes des Tribunaux de commerce et des procédures, amiables et collectives devient vite indispensable. « Nous intervenons dans le cadre des prérogatives économiques des IRP prévues par le Code du Travail, mais il s’agit toujours d’un accompagnement très opérationnel et très « terrain » des IRP tout au long de la procédure et ce, jusqu’à la sortie de cette procédure : cession, plans de redressement ou de sauvegarde, accompagnés ou non d’une restructuration, voire la liquation de l’entreprise », souligne Alain Simonazzi. Pendant plusieurs mois, les représentants des salariés vivent à plein temps une situation inédite où ils doivent gérer les relations avec le Tribunal et les repreneurs potentiels, des directions parfois aux abonnés absents et, bien sûr, des salariés inquiets pour leur avenir. « Nous sommes passés par des périodes très difficiles, où nous nous sentions impuissants malgré les discours récurrents sur l’importance de notre rôle », observent Rose-Marie Luque et Patricia Delahaye, respectivement déléguée syndicale CGT et élue CE d’Evaliance (ex. Labiomar). Ce fabricant de cosmétiques haut de game a été racheté à Yves Rocher en 2008 par le néerlandais Budelpack et est tombé en cessation de paiements moins d’un an après son rachat. « Notre expert nous a en permanence guidés et rassurés et nous a conseillés sur toutes les négociations. » |
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| Jusqu’à la dernière audience, « interminablecauchemar » pour Patricia Delahaye, émailléde suspensions de séance et de bras de ferentre le repreneur et Yves Rocher, resté leprincipal donneur d’ordres.Mais également au-delà, avecle suivi du plan social, lanégociation de la cellule dereclassement…Chez Eryma Security System,où la cession dans lecadre du redressement judiciaires’est accompagnéed’un plan de départ de 50personnes, l’accompagnementde Secafi a permis ledéblocage d’une primesupra légale financée par lerepreneur et que l’actionnaire ne voulait paspayer. Chez ce constructeur intégrateur desystèmes automatiques de sécurité, les élusvenus de différents sites ont pratiquement« campé » tout le mois de décembre 2010avec leur expert au siège social du groupe.« Nous avons eu onze offres à analyser surles aspects social, économique et financier,les repreneurs à auditionner, avec une directiontransitoire qui ne maîtrisait pasl’historique, raconte Laurent Rumeau, élu CECGC. Secafi nous a aidés à prendre lamesure des enjeux et à avoir le bon jugementsur les offres de reprise. » Auprogramme également, la communicationavec des salariés, au traversnotamment de communiquéshebdomadaires.Contrairement au CEd’Evaliance, qui n’avaitjamais eu auparavantrecours à des expertises,celui d’Eryma Security Systemn’a pas été très surprisde la cessation des paiementsde l’entreprise enoctobre 2010. Deux procéduresd’alerte en 2007 et2008 avaient montré lesimpasses de la stratégie, des problèmes liésavec certaines acquisitions, des soucis d’approvisionnement…« Il y a en amont un certain nombre depoints de vigilance à avoir, des indicateursqu’il faut surveiller comme des stocks quidiminuent, ou des fournisseurs payés enretard, note Alain Simonazzi. Quand ce sontles salariés qui sont payés en retard, la situationest souvent déjà critique. » | ![]() |