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Encore la crise ? Oui… mais ce n’est plus la même. Si 2008 était celle de la dette privée et des banques, celle de 2011 pèse sur les finances publiques. En attendant ce sont les salariés des banques françaises qui payent un lourd tribut avec la perte de 6 000 emplois en 3 ans.
Comme le prouve le débat organisé par SECAFI, les syndicats doivent se mobiliser pour arrêter ce jeu de massacre avec des banques qui coupent dans leurs actifs, qui restreignent les conditions de crédit aux ménages et aux entreprises et qui finalement pèsent sur la croissance.
La Banque n’est malheureusement pas un cas isolé. Dans l’ensemble des secteurs, les salariés sont fortement mis à contribution, sur leur emploi comme sur leurs salaires. La rigueur budgétaire de l’Etat trouve aussi sa traduction, parfois amplifiée, dans les NAO en cours.
Les effets de la rigueur sur l’emploi et les salaires sont évidents. Mais il y en aura d’autres, d’autant plus nocifs qu’ils sont insidieux.
C’est l’exemple des contrats de complémentaire santé qui voient leur taxe doublée, avec un effet direct sur les salariés et sur les comités d’entreprise qui participent au financement de la mutuelle. Cela leur donne une responsabilité mais aussi des droits pour peser sur le choix du régime, des prestations et pour améliorer l’équilibre de financement avec l’employeur.
Bonne lecture.