Comment les acteurs au sein de l’entreprise s’approprient les nouvelles règles issues de la loi du 20 août 2008 ? Comment adaptent-ils leurs pratiques à des contraintes nouvelles ?
Pour la Dares, l’application de la loi n’entraînerait pas de simplification « mécanique » du paysage syndical, mais elle contribuerait à poser la question du développement de la syndicalisation. La perte de la représentativité syndicale entraînerait deux phénomènes : le découragement de certains militants et le transfert vers d’autres équipes syndicales. L’application des nouvelles règles encouragerait une « professionnalisation » du métier syndical et s’accompagnerait d’une perte de proximité avec les salariés. Dans une certaine mesure, la loi obligerait les directions d’entreprise à créer les conditions pour un renforcement des acteurs syndicaux capables d’atteindre le seuil de signature (30%) et tournés vers la pratique contractuelle.
[Dares, La loi du 20 août 2008 et ses implications sur les pratiques syndicales en entreprise : sociologie des appropriations pratiques d’un nouveau dispositif juridique, février 2011, 342 p.]
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